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| (4) Bruno le 1.01.2011, 11:12:05 |
Mes commentaires sont , bien sûr, très élogieux.
La situation de la carrière était très proche et protégée par une barrière - on pouvait mettre nos outils près de nos sculptures et les retrouver le lendemain. La carrière est un endroit très agréable, on peut s'y promener ; voir de belles pierres ; s'y restaurer ( à ça c'est important ...! ).
Le logement chez l'habitant est absolument splendide et l'on peut faire des restaurations très fameuses autour d'un repas du soir dehors ou même à l'intérieur.
Le professeur est un vrai pédagogue qui montre à tout le monde toutes les possibilités de son art. Il explique, il cherche, il fait des essais ...c'est vraiment quelqu'un d'exceptionnel et en plus il est simple et très facile d'accès.
Voilà tout ce que je voulais dire.
| (3) Marguerite le 1.01.2011, 11:09:16 |
Voila, quelques impressions glanées parmi toutes celles qui affluent en revoyant les photos.
La pierre est un matériau de sculpture qui nous vient du fond des âges et qui travaillé de manière artisanale, requiert patience, lenteur et donc maturation tres progressive du projet artistique: on a le temps de voir venir... La taille est un procédé à risque;ce qui est enlevé l'est définitivement et parfois des failles non décelées par l'oeil novice se révèlent être cause d'éclatements imprévus. Mais le maître veille au bon choix préalable... Les stages se déroulent dans des régions choisies par le maître pour la qualité particulière de la pierre qu'on y trouve. Ces gisements exploités souvent depuis des siècles ont modifié le paysage. Non seulement, les carrières où (ou à proximité desquelles) se déroulent les stages sont des lieux magiques et spectaculaires mais l'histoire architecturale de la région est ponctuée de réalisations illustrant le matériau que nous travaillons.
Par exemple, à Azzano (Carrare), nous taillions à l'ombre de platanes, sous l'oeil d'une rosace ciselée par Michel-Ange le long d'une voie qu'empruntait l'artiste pour faire acheminer les blocs gigantesques arrachés à la montagne toute blanche que nous pouvions voir au loin.
En Bourgogne, nous travaillions le marbre de Gobertange, au pied des murailles d'un château médiéval que restaurent actuellement une équipe de villageois passionnés qui nous intégraient avec la plus grande gentillesse.
A Haumont (Philippeville), c'est dans les carrières de Merbe-Sprimont que nous avons trouvé les blocs du même marbre rouge ou gris que l'on reconnaît dans les maisons du village et dans moult cheminées et détails architecturaux en Belgique.
C'est au Maroc (Ifrane de l'AntiAtlas) que nous avons travaillé dans une carrière encore exploitée actuellement par des carriers qui nous ont réservé un accueil quotidien des plus inoubliable. A la fin du stage, nous avions même des "petites mains"d'enfants ravis d'emprunter nos outils pour pouvoir s'essayer à la taille et nous avancer un peu là ou nous leur permettions.
En Italie, nous avons eu aussi la chance de visiter des petites entreprises fabriquant les outils de la taille de façon artisanale : là aussi, un contact chaleureux et la possibilité d'acheter quelques excellents outils. Là aussi, le maître veille au bon choix... L'enseignement du maître se continue par des explications pertinentes sur la façon d'employer nos outils et les techniques à adopter, transmettant ainsi un savoir ancien qui a tendance à se perdre à cause de la mécanisation actuelle.
Nous avons toute liberté quant à notre projet artistique, quoique le maître qui se défend humblement de toute critique à ce sujet laisse parfois échapper quelques commentaires judicieux ou oeuvre en même temps que nous, ce qui est sans doute le plus éclairant des enseignements. Avoir taillé ensemble dans des régions superbes, avoir préparé chacun à son tour ou ensemble les repas pantagruéliques du soir, avoir dégusté les spécialités régionales, euphorisés par une bonne fatigue physique, cela cimente une amitié aussi durable que le marbre, mais j'ouvre ici un chapitre qui continue et c'est encore une autre histoire!
| (2) Claire le 23.11.2010, 10:55:58 |
Stage à Vodelée,
c'est le premier stage avec Didier...et bien sympa. Le lieu, carrière magnifique dont une partie est encore exploitée, nous offrait un spectacle découpé brut et architectural. Le gîte loué, simple et fonctionnel avec la possibilité de réaliser et prendre nos repas à la terrasse... climat belge oblige! nous avons eu chaud et de l'orage ! Le souvenir des tonnelles envolées, écroulées par les pluies sont encore bien présentes..! mais tout était remis sur "pattes" en peu de temps et avec bcp d'humour! cela permet de prendre les distances nécessaires pour travailler ces gros cailloux choisis sur place. Très inspirée par ces blocs de marbre gris au rouge-brun bien connu de nos cheminées belges! Lieu tranquille et retiré des bruits de la ville, aidés par le camion-grue de Didier permettant le choix de pierre relativement imposante. L'intérêt réside aussi dans l'absence d'électricité et le tout à la main, un peu dur à la finition, polissage etc... surtout compte tenu du temps relativement court du stage. Esprit du groupe équilibré entre H/F !
| (1) Claire le 20.12.2010, 18:34:07 |
Stage au Maroc,
J'ai apprécié le lieu, l'organisation, les contacts sur place, l'emplacement et les échanges journaliers avec les travailleurs de la carrière, le logement à Ifranes, en gîte super beau, dans une ambiance locale vraie, chaleureuse et proche des autochtones. Une nourriture de choix mais simple.
Je retournerais volontiers y rencontrer les personnes que ns avons eu la chance de connaître et d'autres...,?
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